Les Chemins de la Chicorée – balade sonore
21,7 km · D+ 184 m · 1h30
Topofiche — Commune de Silly, Office du Tourisme
Fiche en ligne : https://www.silly.be/loisirs-tourisme/tourisme/circuits/les-chemins-de-la-chicoree-balade-sonore-2/
Départ : 15 Rue Cavée, 7830 Silly — GPS 50.67654, 3.93378
Office du Tourisme : +32 68 33 16 06 · tourisme@silly.be · Place communale 18, 7830 Silly
- Pratique Vélo
- Distance 21,7 km
- Dénivelé D+ 184 m · D− 184 m
- Durée 1h30
- Difficulté Facile
- Parcours Boucle
- Balade sonore 4 capsules audio
Le tracé
Le tracé et les 47 lieux à découvrir à moins de 250 m du parcours. La liste « Sur le parcours » les reprend dans l'ordre.
Profil altimétrique
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Présentation
En selle pour un voyage dans le temps ! 🚲🎧 Ce circuit vélo de 21,5 km vous emmène à la découverte des traces du passé industriel de Silly et Bassilly. Entre anciennes fabriques de chicorée, souvenirs de la sucrerie, gare disparue et chemin de fer devenu RAVeL, chaque arrêt raconte une page de l’histoire locale. Facile et agréable, le parcours traverse villages, campagnes et petits chemins, où nature et patrimoine se mêlent harmonieusement. Une balade à la fois sportive et culturelle, idéale pour toute la famille : pédaler, observer et s’étonner devant ces témoins d’un passé qui a façonné nos paysages. Certaines capsules sonores sont même enregistrées par les descendants des fabricants de chicorée, pour vous transmettre la mémoire familiale avec leurs propres mots et leur propre voix. La chicorée à Silly : un patrimoine partagé Au fil de votre balade, vous découvrirez que Silly fut longtemps un véritable pays de la chicorée. Du XIXᵉ au XXᵉ siècle, plusieurs familles ont fait vivre cette activité, souvent en partant d’une ferme ou d’un petit atelier, avant de développer de véritables fabriques. La maison Vincart (1863–1931) : la plus grande, connue pour ses marques célèbres comme La Trappistine, exportée jusqu’en Allemagne, au Canada ou en Afrique. La fabrique Suys, puis Byloos Frères (1898–1952) : installées juste en face de Vincart, elles illustrent la continuité d’une entreprise familiale dynamique, avec les marques La Sylle et Tonica. La famille Blondiau (vers 1880–1981) : active à Mauvinage, avec ses marques Sylla et Du Vieux Moulin, symbole d’un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération. La chicorée Delaunois (avant 1900–1940) : plus modeste, mais bien connue dans les fermes locales et jusqu’à Binche. La maison Marin–Maquestiau (1908–1982) : dernière grande fabrique artisanale de Silly, dont les marques Chicorée de la Victoire et Bonmarin restent dans les mémoires. Un héritage vivant Chaque fabrique avait sa personnalité : certaines visaient l’exportation internationale, d’autres restaient proches de leur clientèle locale. Mais toutes ont en commun d’avoir fait de la chicorée un symbole de Silly, mêlant travail des champs, innovation artisanale et esprit de famille. Aujourd’hui disparues, elles laissent une empreinte durable dans la mémoire du village. Leurs marques, leurs anecdotes et leurs odeurs de torréfaction racontent une époque où la chicorée faisait partie du quotidien de chaque foyer.
Les capsules audio
4 capsules à écouter en chemin, au point indiqué, ou avant de partir. Chacune se télécharge aussi, pour une écoute sans connexion.
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Deux fabriques de chicorée face à face : Vincart et Suys–Byloos
Au km 2,0 du parcours
Télécharger la capsule (MP3, 861,9 Ko)À la fin du XIXᵉ siècle, le quartier de la gare de Silly est un véritable pôle industriel. D'un côté la sucrerie, et de l'autre côté deux fabriques de chicorée se font face, donnant au village une renommée bien au-delà de ses frontières : la maison Vincart et la fabrique Suys, reprise ensuite par la famille Byloos.
La maison Vincart, un géant local
Fondée en 1863 par Alexandre Vincart, la fabrique démarre modestement avant de devenir la plus grande de Silly. Dès 1887, la marque « Chicorée Vincart » est déposée, bientôt suivie par des noms célèbres comme « La Trappistine » ou « Sainte Barbe ».
L’usine impressionne par sa production : jusqu’à 14 tonnes par jour grâce à ses puissants torréfacteurs. Une quarantaine de femmes y ensachent la chicorée, tandis que les cossettes et les produits finis partent par train vers Berlin, Cologne, Constantinople, le Luxembourg, le Canada ou la Rhodésie du Sud.
Visionnaires, les Vincart investissent massivement dans la publicité : ballons dirigeables, tramways décorés, campagnes originales… En 1925, la société devient la « S.A. Chicorée Trappistes Vincart ». Mais en 1931, elle est vendue et transférée à Roulers. Sa marque continuera pourtant d’exister encore plusieurs décennies.
La maison Suys puis Byloos, une ambition familiale
En 1898, Gustave Suys fonde, avec six associés, une fabrique de chicorée moderne installée juste en face de Vincart. Baptisée « Fabrique de Chicorée de Silly », elle suscite vite la colère des Vincart pour l’usage du même nom. Malgré un équipement coûteux et récent, l’entreprise ne parvient pas à s’imposer. En 1910, elle est liquidée.
C’est alors que Pierre Byloos, fermier originaire du Limbourg, rachète les bâtiments en 1914. Avec son épouse Mélanie Robaer, il redonne vie à l’usine sous le nom Byloos Frères. La production prospère, les charrettes à bras cèdent la place aux camionnettes, et la chicorée s’exporte dans le Borinage et la région du Centre. Deux marques marquent l’époque : « Chicorée La Sylle » et « Chicorée Tonica ».
En 1934, après le décès de Pierre, ses fils Joseph et Apollinaire reprennent l’affaire. Joseph, proche de ses ouvriers, est apprécié pour sa simplicité, tandis qu’Apollinaire s’occupe de l’administration. Après la guerre, l’entreprise tente de se diversifier (café, produits d’entretien), mais décline peu à peu et cesse définitivement ses activités en 1952.
Héritage commun
D’un côté, Vincart, véritable géant exportateur et innovateur en publicité. De l’autre, Suys–Byloos, une aventure familiale où patrons et ouvriers travaillaient main dans la main.
Ensemble, ces deux fabriques ont marqué l’histoire industrielle de Silly, laissant dans le quartier de la gare un parfum de chicorée torréfiée qui a longtemps accompagné la vie du village. -
La Chicorée Marin–Maquestiau
Au km 5,3 du parcours
Télécharger la capsule (MP3, 2,3 Mo)Installée d’abord à la rue Wastinelle, puis à la rue Ville Basse, la maison Marin–Maquestiau a produit de la chicorée à Silly pendant près de trois quarts de siècle.
Des débuts modestes
Vers 1908, Émile Marin commence à cultiver et sécher la chicorée pour des entreprises locales. Rapidement, il décide de lancer sa propre production. Il sera rejoint dans l’aventure par Albert et Arthur Maquestiau.
Une production en pleine évolution
Au départ, la torréfaction se faisait avec une petite boule de 50 kg, actionnée par un cheval. Puis vinrent des boules plus grandes, de 400 et 500 kg. La chicorée prête à l’emploi était conditionnée en sacs de 10 à 50 kg.
Dans les années 1920–1930, les livraisons se faisaient encore à cheval jusque dans les communes voisines et aux portes du Pays des Collines. Dès 1930–1932, une camionnette est achetée : un vrai progrès pour atteindre de nouveaux clients à Enghien, Ecaussines, Lessines et dans bien d’autres villages.
Marques et publicité
Après la Première Guerre mondiale, la marque « Chicorée de la Victoire » voit le jour. Après 1945, la maison lance la marque « Bon arôme », mais comme elle existait déjà à Liège, ils adaptent leur produit sous un nouveau nom : « Bonmarin », clin d’œil à Marin et Maquestiau.
La fin d’une époque
La torréfaction cesse en 1982, après plusieurs générations de travail. Les livraisons continuent encore quelques années, jusqu’en 1987, marquant la fin d’une belle aventure familiale.
AnecdotesArthur Maquestiau, instituteur et fils d’Albert, se souvenait de la difficulté du métier, notamment à cause de la fumée étouffante des torréfacteurs.
Il fut membre de la Chambre syndicale des fabricants de chicorée de 1936 à 1982, où se confrontaient deux visions : artisanale et industrielle.
Plusieurs membres de la famille reposent aujourd’hui à Silly.
Héritage
La Chicorée Marin–Maquestiau fut la dernière grande maison artisanale de Silly à défendre les bienfaits de la chicorée. Elle incarne le courage et la ténacité des familles qui ont façonné l’identité industrielle et commerciale du village au XXᵉ siècle. -
La Chicorée Delaunois
Au km 9,7 du parcours
Télécharger la capsule (MP3, 2,2 Mo)À la rue Boucquémont, Zénon Delaunois, fils d’ouvrier agricole et petit-fils de tisserand, a marqué son époque avec une activité à la fois agricole et artisanale : la torréfaction de chicorée.
Une petite ferme et une grande idée
Avant 1900, Zénon gère une ferme traditionnelle avec quelques vaches, des porcs et une dizaine d’hectares de terres. Très vite, il développe une activité complémentaire : la fabrication de chicorée. Au départ, il fait sécher lui-même ses racines dans une petite touraille, puis, comme beaucoup d’autres, il se met à acheter des cossettes séchées auprès de producteurs.
Un travail artisanal mais bien organisé
La torréfaction se faisait dans un tambour de 125 kg, utilisé sept à huit fois par mois. Après la cuisson, deux hommes devaient soulever la lourde boule pour la vider dans un bac en bois, où la chicorée refroidissait lentement.Un système ingénieux de barres aidait à déplacer le tambour, et un moteur à essence servait à moudre la chicorée.
Conditionnée en sachets de 1 ou 5 kg, elle était vendue sous le nom « Chicorée Zénon Delaunois ».
Une clientèle locale… et plus loin
La chicorée Delaunois trouvait surtout ses acheteurs à Silly, mais Zénon élargissait aussi son horizon : deux fois par an, il livrait Lens, Montignies et Soignies, et par train, il envoyait même jusqu’à Herchies et Boussu. En charrette, il allait jusque Binche, preuve de la réputation de son produit.
Anecdotes savoureusesLe travail de torréfaction était rude, notamment à cause de la fumée bleue qui envahissait le local.
Les enfants raffolaient des cossettes fraîchement grillées, croquées comme une friandise.
À l’époque des tickets de ravitaillement, les fabricants se passaient des messages secrets pour échapper aux contrôles de la police.
La fin d’une activité
Zénon continua son métier jusqu’à environ 70 ans, vers 1940. Son fils ne souhaita pas reprendre l’entreprise, et l’activité s’éteignit doucement.Héritage
La Chicorée Delaunois incarne la mémoire d’une production familiale et artisanale. Elle rappelle une époque où le savoir-faire, la débrouillardise et la proximité avec les habitants faisaient battre le cœur de Silly. -
La Chicorée Blondiau
Au km 10,6 du parcours
Télécharger la capsule (MP3, 699,6 Ko)Au coin de la rue Bouquémont et de la rue Mauvinage, la famille Blondiau a marqué pendant un siècle la vie économique de Silly avec sa fabrique de chicorée.
Des débuts artisanaux
Tout commence avec Jean-Baptiste Blondiau, qui, à la fin du XIXᵉ siècle, fait sécher la chicorée dans une petite touraille à la rue Montagne Gambette. Pour moudre les cossettes, il utilise un simple moulin à bras, actionné par deux personnes.
Son fils Nestor reprend l’affaire et modernise peu à peu le procédé. D’abord, un cheval fait tourner le manège pour torréfier et moudre. Puis, en 1919, il achète un torréfacteur de 300 kg, utilisant le gaz pauvre dès 1921 : une petite révolution !
Le développement avec Henri et Maurice
En 1935, le fils de Nestor, Henri Blondiau, s’installe dans la ferme familiale de Mauvinage. Il transforme la grange en fabrique et dépôt, et développe la clientèle avec son fils Maurice. Ensemble, ils étendent la distribution locale et assurent la notoriété de la maison Blondiau.
Une production locale et ingénieuse
Au départ, Nestor allait chercher les cossettes séchées chez les fermiers voisins en charrette. La chicorée était vendue en sacs de 50 kg, en paquets de 25 kg ou encore stockée dans des terrines en grès, ce qui permettait de la conserver plus d’un an sans perte de qualité.
Les ventes se faisaient surtout en vrac dans les fermes de Silly, Gibecq ou Soignies, transportées par chariot. Plus tard, la fabrique s’équipe d’un moteur combiné essence-diesel, d’un torréfacteur de 500 kg et même d’une automobile pour les livraisons.
Les marques et la publicité
La chicorée Blondiau est commercialisée sous plusieurs marques : « Chicorée Nestor Blondiau », « Chicorée du Vieux Moulin » et « Chicorée Sylla ». Ces noms renforcent l’identité locale et la reconnaissance des produits.
Anecdotes de famillePendant la guerre 14-18, les chevaux étant réquisitionnés, c’est un bœuf, surnommé Guillaume, qui faisait tourner le manège pour moudre les cossettes.
Henri se souvient avoir lui-même tourné ce manège, deux heures d’affilée, six à sept fois par jour !
Plusieurs générations de la famille Blondiau reposent aujourd’hui au cimetière de Silly, témoins de cet enracinement profond.
Héritage
Active pendant près d’un siècle, la Chicorée Blondiau est l’exemple d’un savoir-faire familial et artisanal. Avec ses innovations et sa proximité avec les habitants, elle a contribué à écrire une belle page de l’histoire de Silly et de sa chicorée.
Sur le parcours
Dans l'ordre du parcours, avec la distance depuis le départ : les lieux à moins de 250 m du tracé.
- Départ Potale rue du Monument Patrimoine
- Départ Rue Cavée Patrimoine
- km 0,2 Salle Herman Moreau – La fonderie Patrimoine
- km 0,2 Plateau de l’ancienne gare Patrimoine
- km 0,2 Saule Pleureur de l’ancienne gare Patrimoine
- km 0,2 L’ancienne gare et son quartier Patrimoine
- km 0,3 Ancien pigeonnier et atelier de couture Patrimoine · à 140 m du tracé
- km 0,4 Le RAVeL Patrimoine
- km 2,0 Deux fabriques de chicorée face à face : Vincart et Suys–Byloos Patrimoine
- km 2,0 Deux fabriques de chicorée face à face : Vincart et Suys–Byloos Capsule audio
- km 2,8 Vue sur le château-ferme de la Wastine Patrimoine
- km 3,4 Chapelle Dugnolle Patrimoine
- km 3,4 Mélèze du Japon Patrimoine
- km 4,0 Chapelle Saint-Joseph – Wastine Patrimoine
- km 4,9 Chapelle Sainte-Thérèse – Silly Patrimoine · à 230 m du tracé
- km 5,2 Chapelle Willand Patrimoine
- km 5,3 Grotte Notre Dame de Lourdes – Silly Patrimoine · à 70 m du tracé
- km 5,3 La Chicorée Marin–Maquestiau Patrimoine
- km 5,3 La Chicorée Marin–Maquestiau Capsule audio
- km 5,4 Croix d’Occis – Silly Patrimoine
- km 5,4 Chapelle Bouteiller Patrimoine · à 180 m du tracé
- km 5,5 Chapelle Misonne Patrimoine
- km 6,0 Borne géodésique de la chapelle Dorée Patrimoine
- km 6,0 Chapelle Dorée Patrimoine
- km 6,1 Chapelle Deketele Patrimoine
- km 6,6 Chapelle Arrens Patrimoine · à 230 m du tracé
- km 6,6 Chapelle Devos Patrimoine · à 240 m du tracé
- km 6,7 Chapelle Lefrancq Patrimoine
- km 7,2 Calvaire Malbrecq Patrimoine
- km 9,7 La Chicorée Delaunois Patrimoine · à 90 m du tracé
- km 9,7 La Chicorée Delaunois Capsule audio
- km 9,8 La grotte Demeuldre Patrimoine
- km 9,9 Chapelle Félix Patrimoine
- km 10,3 Chapelle du Moulin Patrimoine
- km 10,6 La Chicorée Blondiau Patrimoine
- km 10,6 La Chicorée Blondiau Capsule audio
- km 11,3 Chapelle Duret, autrement appelée Chapelle du Blanc-Lolotte. Patrimoine · à 120 m du tracé
- km 11,3 Pilori de Mauvinage Patrimoine · à 130 m du tracé
- km 11,6 Chapelle Demeuldre Patrimoine
- km 12,8 Potale Notre Dame de Tongres Patrimoine · à 160 m du tracé
- km 13,7 Silly Silence – L’art en forêt Lieu d'exposition
- km 15,0 Monument des résistants Patrimoine
- km 15,1 MaquiStory Lieu d'exposition
- km 15,5 Chapelle Saint-Léonard Patrimoine
- km 16,3 Borne frontière de Silly Patrimoine
- km 16,3 Chapelle du Mitron Patrimoine
- km 16,7 Chapelle Notre-Dame des Champs Patrimoine
- km 20,2 Rue Moulin Duquesne Patrimoine · à 160 m du tracé
- km 21,3 Calvaire rue du Monument Patrimoine · à 180 m du tracé
- km 21,5 Rue du Monument Patrimoine
- km 21,7 Monument aux Morts de Bassilly Patrimoine
Galerie