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Magazine Symbioses - Le mouvement Slooow - n°12 - Quatrième trimestre 2016

 

Art SymbiosesLe mouvement Slo0ow

Tout démarre fin des années 80, dans le nord de l’Italie, où émerge l’idée du Slow Food (« alimentation lente »), en réaction à l’émergence de nombreux fast-food (« restauration rapide »).
L’idée est de promouvoir des aliments bons (goûteux, locaux, de saison), propres (avec peu ou pas d’impacts sur l’environnement et la santé) et éthiques (proposant une juste rémunération aux producteurs). 
En toile de fond, une invitation à la lenteur : prendre le temps de cultiver, de cuisiner, de savourer, de manger ensemble… Cette philosophie de « la qualité qui prend du temps » a aujourd’hui contaminé d’autres domaines de la vie et le mouvement Slow se décline en Slow Education, Slow City, Slow Finance, Slow Press…

Une ville en mode slow

Silly, petite commune du Hainaut, pionnière en matière de philosophie slow. Après l’amélioration de la qualité alimentaire via le mouvement Slow Food, Silly s’attaque à la qualité de vie du citoyen, en devenant Cittaslow. « Il est inutile de forcer le rythme de son existence, l’art de vivre consiste à apprendre comment dédier du temps à chaque chose. » Cette phrase que Carlo Petrini, fondateur de Slow Food, trône fièrement au-dessus du bureau de Sabine Storme. La responsable des projets Slow Food et Cittaslow (« Ville lente ») de la commune de Silly raconte l’origine de l’engagement de sa ville. « Nous avons démarré notre dynamique Slow Food il y a une dizaine d’années afin de
valoriser une alimentation de qualité et locale. Devenir une Cittaslow était la suite logique, puisqu’il s’agit d’un engagement politique de la commune de penser et de mettre en place ses projets dans une optique de qualité de vie du citoyen de manière plus globale. Chaque Cittaslow doit remplir un dossier de critères d’excellence impliquant toutes les compétences de fonctionnement et de vie d’une commune : aménagement du territoire, urbanisme, valorisation des productions, énergie, tourisme, cohésion sociale… C’est aussi une invitation au citoyen à se mettre lui-même en réflexion et en action. » Concrètement, ça se traduit comment sur le terrain ? En matière d’alimentation, des activités de découverte des produits locaux s’étalent tout au long de l’année, en collaboration avec la bibliothèque, le centre culturel, le syndicat d’initiative… Chaque école dispose d’un potager et reçoit des produits locaux lors de la semaine Slow Food qui bat son plein en septembre. Producteurs et petits commerçants sont invités à proposer des produits sains et locaux et à travailler ensemble. Plus largement, la commune tente petit à petit d’intégrer une dimension plus
sociale et environnementale dans les nouveaux projets immobiliers. Un parcours pédestre à la découverte du patrimoine local a vu le jour. Emblème de la mobilité lente, le
cheval de trait a été réintroduit au sein de la commune pour certaines activités d’aménagement et des visites scolaires. Encore en chantier : l’amélioration des pistes cyclables et du réseau des transports en commun. « Cette philosophie demande de prendre du recul par rapport à des choix de vie et des décisions politiques, conclut Sabine Storme. Telle la devise de l’escargot, tout cela se met en place lentement mais surement… »
C.T.
Contact : Service Cittaslow de la commune de Silly - 068 25 05 37 - www.cittaslow.be - Outre Silly, 6 autres villes belges sont actuellement reconnues Cittaslow et un réseau belge Cittaslow se met actuellement en place.